• Le renard

     

    Oh toi tendre Goupil, tu parcours les sentiers

    Famille des canidés, tu habites le terrier

    Ton pelage brun roux, enveloppe magnifique

    Est bercé de tendresse par ton regard magique.

     

    Dès le mois de janvier, tu cherches la femelle

    Qui comme toi bien sûr est toujours la plus belle,

    Tu visites les bois, et quitte la lisière,

    Tu n’attends pas la nuit pour jouer dans la clairière.

     

    Tu habites les forêts mais colonises les villes,

    Tu traverses l’étang pour rejoindre les îles,

    Tu n’attends pas le printemps pour connaître l’amour,

    Les nuits ne suffisent plus et tu colores le jour.

     

    Tu aimes les campagnols, tu raffoles de mulots,

    Tu grignotes les fruits, parfois les escargots

    Tu caches avec talent l’entrée de tes terriers

    Ton acuité des sens n’est plus à démontrer.

     

    La nuit parfois au loin, j’entends ta voix qui jappe,

    Alors tout près de toi, j’imagine la harpe,

    Accompagnant ton saut d’une douce musique,

    L’incrustant tendrement de notes mélodiques.

     

    Le bipède que tu vois, son pinard et ses armes,

    Le bourreau qui te cherche et fait couler tes larmes

    N’a qu’une envie, c’est sûr, pouvoir te supprimer

    Il en a les moyens mais n’est pas très rusé.

     

    Alors ne t’inquiète pas, continue ton chemin,

    Promène tes petits dans les brumes du matin,

    Elimine les rats qui détruisent nos blés

    Et tu verras un jour l’arroseur arrosé !


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